Qu’est-ce que la neurologie posturale ? À qui s’adresse-t’elle ? par Mike Arcuri-Lapointe

En effet, loin d’être une évidence sur le plan anatomique, le maintien de la position érigée constitue pour l’être humain un véritable exploit neurophysiologique.

Pour y parvenir, le corps a développé un système de régulation posturale grâce auquel il peut se maintenir debout en dépit des contraintes extérieures, s’orienter dans l’espace et ajuster ses mouvements avec précision.

A chaque instant ce système veille à ce que la posture adoptée soit la plus proche possible d’une posture idéale de référence, économe en énergie et parfaitement symétrique sur le plan des contractions musculaires.

Une mauvaise posture, quelle qu’en soit l’origine, est donc plus coûteuse en énergie et génère inévitablement des contractions musculaires, asymétriques, inutiles et souvent douloureuses.

C’est une théorie qui existait déjà, même 300 ans avant Jésus-Christ, lorsqu’Aristote avait fait le lien entre la posture, le tonus musculaire et ce qui nous permettait de nous tenir en position verticale.

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Il parlait aussi de notre état de vigilance, parce que contrairement aux animaux, le sommeil nous empêche de rester debout. C’est une théorie qui n’a jamais vraiment fait son sens jusque dans les années 1950.

On comprend aujourd’hui que grâce à différents capteurs, dont les pieds, les yeux et l’oreille interne plus particulièrement, que notre corps se positionne dans l’espace et ce, grâce aux informations sensorielles perçues par notre cortex.

Si par erreur le cerveau reçoit une mauvaise information de l’un ou plusieurs de ces différents capteurs, le corps n’a pas d’autre choix à ce moment d’établir une nouvelle stratégie de repositionnement dans l’espace.

C’est à ce moment que ces stratégies d’adaptation neurologique entraîneront des nuisances telles que les scolioses, les maux de dos et de cou, ou plusieurs autres symptômes. Le corps est conçu pour répartir ses charges à la perfection, une déviation entraînera donc des compressions et usera les structures plus rapidement.

‘’J’aime bien imaginer aux gens l’arbre qui peut se permettre un déséquilibre pour suivre les cours d’eau ou le soleil, vivant harmonieusement avec son entourage. Il se tord efficacement, en créant des racines à l’opposé pour se stabiliser, même dans les environnements les plus extrêmes.

Malheureusement, le corps n’a que deux yeux et deux oreilles pour gérer le positionnement de la tête et deux pieds se stabiliser au sol. La moindre imprécision de l’un de ses capteurs entraîne une cascade de conséquences. ‘’ Nicolas Desjardins.

Si le corps est aligné, il peut performer à très haut niveau, parce les muscles et les autres extérocepteurs informent le cerveau adéquatement : il peut ensuite engager la réponse physiologique appropriée et en sécurité.

La neurologie posturale a donc pour but de vérifier, d’optimiser et de maintenir l’efficacité de ceux-ci grâce à des tests cliniques.

Ce sont les premières étapes d’une approche qui se veut intégrative en thérapie ou en performance.

Si ces différents capteurs informent le cerveau de plusieurs erreurs dans la circuiterie, ne faudrait-il pas alors retourner à la base où le mouvement s’est développé ?

C’est entre 0 et 2 ans que la majorité de nos schémas moteurs tirent leur origine.

Nous faisons référence ici aux réflexes primitifs et nos différents patrons moteurs.

Chaque schéma a pour but de respecter une étape précise du développement neuromoteur. Chaque fois qu’un réflexe a atteint sa maturité, un neuronemoteur inhibiteur fait son apparition et un nouveau réflexe plus évolué prend la place du précédent.

Cependant, dans les pays occidentaux en particulier, il arrive trop souvent de sauter certaines de ces étapes.

La cause ? Le mode de vie, les jeux, le manque de mouvement, le confort, etc…

Par exemple chez un enfant dont certains réflexes et patrons moteurs n’auraient pas été intégrés, il se tiendra debout grâce à une stratégie qui ne sera pas nécessairement optimale pour son corps. Il voudra imiter les autres humains, mais la stratégie sera plus énergivore.

Ceci implique non seulement des déséquilibres musculaires, mais aussi cognitifs et neuro- physiologiques.

L’intégration de certains réflexes primitifs est alors très importante à vérifier si votre enfant souffre de problème comme le TDAH, la dyslexie, des troubles d’Asperger, des maladies neuro-immunes ou toutes autres troubles de l’apprentissage.

Tout spécialiste de la santé devrait maîtriser cette séquence :

1) Identifier un déséquilibre hémisphérique ou musculaire.

2) Tester les différents capteurs, les réflexes primitifs et les patrons moteurs.

3) Déterminer si l’enfant ou l’adulte vit avec un trouble dissociatif.

5) Restaurer la connectivité cérébrale.

Ces tests n’ont aucunement pour but de diagnostiquer une maladie mentale ou tout autre trouble neurologique. Ce sont des techniques complémentaires à la médecine.

Veuillez consultez votre médecin au besoin.

Pour en apprendre plus sur ces techniques, nous offrons des formations complètes sur le sujet :

et

Au plaisir de vous rencontrer 🙂

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2 commentaires

    • Nicolas Desjardins Reply

      Merci beaucoup 🙂

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