Pourquoi nos maladies ne guérissent jamais ? Partie 3 !

Parlons cette fois de la charge toxique du corps.

Les toxiques peuvent avoir plusieurs origines, que ce soit via l’alimentation (polluants organiques persistants, pesticides, xénobiotiques, métaux…), l’eau (micro-organismes, produits chimiques…), l’air (moisissures mycotoxines, etc.), parabènes, phtalates, des perturbateurs endocriniens (exemple : présents dans les produits ignifuges, les vêtements antiadhésifs…), des additifs alimentaires, les ingrédients cancérigènes comme le polysorbate 80, le dioxyde de titane, des métaux lourds présents dans la nourriture à cause du papier d’aluminium dans lequel on a fait cuire ou présents dans les vaccins… on peut aussi considérer des molécules que l’on produit nous-même suite à des réactions de biotransformation, par exemple, des métabolites d’hormones.

En soi, le corps est censé être apte à gérer l’élimination de ces produits toxiques. Il a des systèmes antioxydants, des enzymes, des organes (foie, reins, poumons, peau) et un système immunitaire, entre autres, pour aider à ce processus. Le problème est que le corps n’a pas toujours la capacité de les éliminer. Que ce soit dû à des carences alimentaires (les aliments sont nécessaires pour le bon fonctionnement des enzymes et de la transformation de molécules en d’autres choses, ainsi que pour le fonctionnement des organes eux-mêmes), des défauts génétiques, l’accumulation exagérée de toxiques…. Par conséquent, il arrive que certaines personnes cumulent ces toxines. On peut même les déceler dans des tests d’urine, de cheveux, etc.

Quand le corps a un produit toxique qu’il ne peut éliminer, il tente de le mettre dans ‘’un coin’’, là où il sera le moins dommageable. C’est souvent dans un tissu graisseux qu’il se stocke, quoi qu’il puisse se trouver en circulation.

Le corps comporte 3 types de liquides principalement : le sang, la lymphe et la matrice extracellulaire.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3992865/

Le sang apporte les nutriments aux cellules en passant par la matrice extracellulaire dans laquelle elles baignent, puis les cellules rejettent leurs déchets dans la matrice extracellulaire, pour aller dans la lymphe, dont le système immunitaire prend le relais, avant de retourner dans le sang plus loin. Les vaisseaux sanguins et lymphatiques se répandent partout dans le corps pour le nourrir et le nettoyer.

Donc, on comprend quelques points (inspiré de Mike Lapointe) :

  • La guérison se retrouve toujours dans un système qui est fluide. S’il y a une congestion quelque part, soit l’élimination des déchets, soit l’apport nutritif et d’oxygène se fait moins bien.
  • Nous sommes ce que la cellule absorbe. Si elle n’absorbe rien, elle n’a pas de ressources pour bien fonctionner.

Le meilleur de la lymphe, par Mike Lapointe

  1. La guérison se trouve toujours dans un système fluide.
  2. Le drainage précède toujours tout.
  3. Nous sommes ce que notre cellule absorbe. La malabsorption est un gros problème en termes d’inflammation et d’immunité.
  4. La quantité d’oxygène absorbée est toujours déterminée par l’état dans lequel vivent les cellules.
  5. La lymphe se déplace par pression intra-dynamique. La plus grande pression se trouve dans le plancher pelvien et le sacrum.
  6. Nous sommes aussi bons que notre système le plus faible. Dans environ 90% des cas, selon Mike, notre système le plus faible est la lymphe.

Pour revenir au sujet des toxines et du fait que pour plusieurs, l’accumulation se fait en plus grande quantité que l’élimination, selon le Dr Robert Morse, changer sa diète ne correspond qu’à 25% de la solution.

Voyez votre corps comme une culture : c’est là où vous faîtes pousser vos cellules. Jardinez-vous sur un terrain d’une terre de qualité, nutritive ou sur un dépotoir intoxiqué ?

Pour avoir un bon terrain, il faut que tout soit équilibré, comme pour tout dans la vie : un positif, un négatif, un mâle, une femelle, un basique, un acide…

Le corps humain, pour bien fonctionner, et surtout fonctionner dans des délais raisonnables, a besoin d’enzymes pour permettre des transformations biochimiques. Nos enzymes pour bien fonctionner dépendent de deux facteurs majeurs : la température et le pH.

C’est pour cela d’ailleurs que lorsqu’on a une fièvre, on veut éviter d’être toujours au-delà de 38 degrés Celsius (environ 100 degrés Fahrenheit), sinon on dénature nos enzymes : elles ne fonctionneront plus, ne rempliront plus leur rôle, ce qui peut gravement nuire à notre santé ou même entraîner notre mort.

Pour ce qui est du pH, c’est un sujet plutôt complexe.

Le pH est le potentiel d’hydrogène, c’est-à-dire ce qui fait l’acidité d’une substance.

https://www.wattagnet.com/articles/27039-how-piglet-gastric-ph-development-affects-gut-health

Chaque endroit dans notre corps a un niveau d’acidité différent. Celui salivaire, de l’estomac, de chaque endroit de l’intestin, du sang, des urines, de la peau… ils sont tous différents. Chaque endroit a son étendue optimale de pH. Certains ont des étendues un peu plus grandes que d’autres. Le pH du sang est de 7.35-7.45. Au-delà ou en-dessous de ce nombre, on meurt. Le pH de l’estomac se tient aux alentours de 2 – un niveau d’acidité non optimal de 4-6 peut engendrer des difficultés digestives, des carences alimentaires, des dysbioses, des infections, etc.

https://www.alleganynutrition.com/supporting-pages/the-human-digestive-tract-ph-range-diagram/

Cette histoire de pH amène deux points forts intéressants : l’élimination des déchets acides et la diète alcaline.

Tout d’abord, les déchets acides cellulaires sont éliminés de la cellule, pour aller dans la lymphe, pour être pris en charge avant de rejoindre la circulation sanguine, là où seront utilisés les systèmes tampons et les organes (ex : bicarbonate, reins, poumons…) pour tamponner l’acidité.

Malgré tout cela, un état d’acidose peut subvenir dans certaines situations, que ce soit à cause d’un état diabétique, d’un problème rénal, de l’alcool, du foie ou autre. Pour s’assurer (entre autres) de garder un pH sanguin stable et d’éviter une potentielle mort, le corps a ses limites et ses mécanismes de protection. S’il n’a plus de réserves de bicarbonate (par exemple) de disponible pour gérer ses acides, il va piger dans les os, par exemple pour le calcium pour faire le même travail. Sans gruger l’os entièrement (sinon au bout de 4 ans, l’os serait dissout complètement), certains nutriments seront quand même utilisés pour permettre aux systèmes tampons et aux organes de travailler davantage pour répondre au besoin accru qu’engendre un état d’acidose. De plus, s’il n’y a plus de réserves, cela peut engendrer du stress oxydatif et endommager certains organes comme les reins.

Même si le corps peut faire face à cet état d’acidité, il y a quand même des conséquences qui peuvent en subvenir.

https://vimeo.com/282027203?fbclid=IwAR0FmYZmGCJcSh8VOV0UOat7F8vKij8ck36yJ455Hdf0DJo86J531TmKl6M

Si on se fie à la référence ci-haute, on peut comprendre qu’il y a un certain cercle vicieux qui s’installe : Le niveau d’acidité (acide urique) peut être dû à un problème de reins qui filtrent moins bien les acides, du à un trouble glycémique chronique (que ce soit dû à l’alimentation, le stress, l’inflammation – qui peut lui-même être causé par un certain niveau d’acidité), qui peut lui-même être dû à un niveau d’acide urique trop élevé … et au travers de ce cercle, la santé des reins prend le bord, donc sa filtration devient moins bonne, ce qui favorise plus d’acidité et d’autres problèmes de santé.

PS : Nous parlons souvent d’acidité, que les cellules ne peuvent vivre dans l’acidité, mais il en va de même avec l’alcalinité. L’idée, c’est de trouver le juste équilibre.

L’acidose créée peut se trouver à diverses intensités, autant de la sévère, qui nécessite des soins immédiats, que d’une intensité modérée/préventive, qui est une forme plus commune. Avec une urine au pH de 6.5 (1 étant le plus acide et 14 qui est le plus alcalin), l’hypothèse serait d’une acidité de niveau moyen. Cet état peut avoir une influence au niveau de certaines conditions comme l’ostéoporose, la résistance à l’insuline, la détérioration rénale, les lithiases néphrétiques (calculs urinaires) et la sarcopénie. Déjà là, on peut comprendre qu’un problème ‘’d’acidité’’ n’est pas que ‘’l’acidité’’, mais que cela met aussi en jeu l’alimentation, le stress, la digestion, le mode de vie, l’inflammation, la santé globale. On ne peut pas ‘’juste’’ être acide sans avoir d’autres causes-conséquences.

Bien évidemment, ce n’est pas que l’acidité à elle-seule qui peut causer des maladies comme l’ostéoporose, pour ne nommer que cette maladie, même si elle est impliquée.

Tout cette histoire d’acidité est clairement plus complexe que ce qui est dit. Tout cela m’amène au second point qu’est la diète alcaline – la solution souvent mise de l’avant pour des cas d’acidité.

Beaucoup d’aliments ont une certaine acidité, tant on peut parler de viande avec leurs purines, que l’on métabolise en acide urique, que du citron, etc.

De l’autre côté, il y a les fruits et légumes qui sont alcalins.

Cette diète a pour but de balancer les niveaux d’acidité du corps.

Honnêtement, cette diète n’est pas favorite pour plusieurs raisons : lorsque l’on dit de manger alcalin pour alcaliniser notre corps, comme j’ai mentionné précédemment, le corps a des systèmes pour normaliser ses taux de pH. De plus, lorsque l’on mange, la nourriture passe par l’estomac, qui a un pH d’environ de 2. Donc, tout ce qui peut résister à ça et qui a un impact au niveau sanguin, ce sont surtout les minéraux comme le calcium, le potassium et le magnésium qui peuvent ‘’alcaliniser le sang’’. On les retrouve où ces nutriments ? Dans les fruits et légumes principalement !

Peut-être avez-vous déjà entendu parlé des viandes comme étant quelque chose d’acide ? Les protéines, quand on les métabolise, on fait des acides. Monsieur madame tout le monde peut les gérer. Si je reprends mon exemple de tout à l’heure avec les reins, quelqu’un qui a une condition de santé plus complexe et avancée, dans ce genre de cas, oui la personne pourrait faire attention à sa consommation de viande…. Mais aussi de sel, d’électrolyte, de poisson, de légumineuses (même si ce sont des protéines végétales et qui contiennent du magnésium)… à partir de là, c’est une condition médicale qui nécessite beaucoup d’attention !

Selon le Dr. Alex Vasquez, favoriser une certaine alcalinisation (on ne peut pas cibler un seul endroit sans avoir un impact sur l’organisme en entier, mais puisque le pH sanguin ne bouge pas, je parle surtout au niveau urinaire ici) peut aider à prévenir certaines conditions comme l’ostéoporose, la résistance à l’insuline, l’hypertension, l’hypercortisolémie, la détérioration rénale, les calculs rénaux d’urate et d’oxalate, aider à diminuer les taux de sérum d’urate (en aidant à la résistance à l’insuline et l’hypertension), la sarcopénie (en diminuant l’appétit et en favorisant le catabolisme de la glutamine), contrer les addictions, diminuer l’appétit, diminuer les niveaux de dopamine et de catécholamines et prévenir la déficience en magnésium (ce qui peut causer beaucoup de problème comme la fatigue, l’insuffisance cardiaque, l’hypertension, les crampes, le bruxisme, la constipation, la dépression, l’anxiété, l’épilepsie, l’encéphalopathie, la déficience et les troubles métaboliques en lien avec la vitamine D)…

Bref, là on commence à comprendre la logique derrière les suggestions de l’approche acido-basique même si les propos ne sont pas toujours clairement partagés !

De plus, en favorisant plus de fruits et légumes, on va consommer plus de potassium, dont plusieurs personnes ne consomment pas assez (90% des gens ne consomment pas 4.7 g de potassium par jour). Même un grand journal médical (Pediatrics – Official Journal of the American Academy of Pediatrics) a fait comme allégation que le citrate de potassium était le supplément ultime pour prévenir les pierres rénales chez les enfants qui avaient une acidose métabolique.

Avoir une urine alcaline a aussi comme avantage de mieux éliminer les produits chimiques et les pesticides. Avoir une urine au pH d’au moins 6.5 peut être considéré comme relativement alcaline, mais en cas d’acidose, même 6.8 est insuffisant pour ramener la situation. L’idéal est une valeur de 7.5. Selon des études, même des tribus de chasseurs ont des résultats de pH urinaire de 7.5-9.

Donc, avoir une alimentation riche en végétaux, faire de l’exercice, boire beaucoup d’eau et potentiellement penser au potassium (parlez-en avec votre professionnel de la santé au préalable) pour à la fois aider cette gestion acido-basique, la circulation sanguine-lymphatique et à la bonne santé rénale !

 

Je vous laisse digérer cette troisième partie. À bientôt !

 

Nicolas Desjardins, CPN, BHS et Charles Vaillancourt, N.D.

 

Reprendre le contrôle sur votre santé, ça commence ici :

https://www.institutneuroperformance.com/formations/inp1-nutrition-pour-athlete/

https://www.institutneuroperformance.com/formations/inp1-neurobrain/

https://www.institutneuroperformance.com/formations/inp-the-missing-link-2/

 

Article 1 de 3 de la série disponible ici :

https://www.institutneuroperformance.com/pourquoi-nos-maladies-ne-guerissent-jamais/

 

Article 2 de 3 de la série disponible ici :

https://www.institutneuroperformance.com/pourquoi-nos-maladies-ne-guerissent-jamais-partie-2/

 

#institutneuroperformance #NeuEra #nicolasdesjardins #maladie #lyme #lymphe #sante #reins #peau #fibromyalgie #lupus #ph #charlesvailancourt #naturopathie

 

Références :

https://vimeo.com/282027203?fbclid=IwAR0FmYZmGCJcSh8VOV0UOat7F8vKij8ck36yJ455Hdf0DJo86J531TmKl6M

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5965678/